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domingo, 19 de junho de 2011

SYRIE : les USA veulent poursuivre le régime pour crimes de guerre

Hillary Clinton, a estimé que la répression sanglante ne servirait qu'à repousser le moment du départ pour le président Bachar al-Assad.

Le gouvernement américain compte aussi prendre de nouvelles sanctions économiques. Hillary Clinton estime que Bachar al-Assad ne peut plus faire "marche arrière".

Les États-Unis cherchent à faire poursuivre les responsables syriens pour crimes de guerreafin d'augmenter la pression sur le régime engagé dans une répression sanglante de l'opposition, ont indiqué vendredi 17 juin deux hauts responsables américains sous couvert d'anonymat.

"Nous sommes en train d'étudier les circonstances qui permettraient d'engager des poursuites pour crimes de guerre", a expliqué un haut fonctionnaire lors d'une téléconférence organisée par le département d'Etat.

"Nous cherchons par ailleurs à accentuer la pression avec des sanctions économiques, notamment sur le secteur pétrolifère du pays", a ajouté un autre responsable américain.

"Pas de marche arrière possible"

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a estimé que la répression sanglante des manifestations par le régime de Damas ne servirait qu'à repousser le moment du départ pour le président Bachar al-Assad et qu'une "marche arrière" n'était plus possible.

La "brutalité (du régime syrien) pourrait permettre (au président Assad) de repousser le changement en cours en Syrie, mais pas de l'inverser", écrit Hillary Clinton dans une tribune publiée par le quotidien Ashar Al-Awsat, dont le Département d'Etat a publié la traduction officielle dans la nuit de vendredi à samedi.

"La question la plus importante de toutes: Qu'est ce que cela veut dire pour l'avenir de la Syrie ? C'est de plus en plus clair: il n'y a pas de marche arrière possible", a estimé la responsable américaine.

Le chef de l'Etat syrien a "fait voler en éclats ses prétentions d'être un réformateur", selon Hillary Clinton.

Une répression sanglante

Depuis le début des manifestations en mars, la répression en Syrie a coûté la vie à 1.200 personnes et entraîné l'arrestation de quelque 10.000 autres, selon des ONG et l'ONU. Plus de 8.500 Syriens ont trouvé asile en Turquie, 5.000 autres au Liban.

Le 29 avril, Washington avait imposé une première série de sanctions contre plusieurs responsables du régime, dont le frère cadet du président, Maher al-Assad.

En mai, les Etats-Unis ont annoncé des sanctions dirigées pour la première fois contre le président Bachar al-Assad sous la forme d'un gel de ses biens. La mesure visait six autres caciques du régime.

Le 19 mai, Barack Obama a appelé le président syrien à diriger la transition ou à se retirer du pouvoir.

Le département d'Etat a par ailleurs indiqué jeudi que les Etats-Unis accroissent leurs contacts à l'intérieur et à l'extérieur de la Syrie avec des Syriens qui cherchent à obtenir un changement politique dans leur pays.

Le Nouvel Observateur - AFP

(Enviado por Amigo)

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